
Le philosophe Alain Finkielkraut, auteur éponyme de La défaite de la pensée, de passage en Israël la semaine dernière pour présenter la traduction en hébreu de son livre L’Avenir d’une négation (1982), a prononcé une allocution confinée à un cénacle d’hommes politiques et d’intellectuels locaux, réunis à cet effet par l’Institut de planification d’une politique pour le peuple juif. C’est ce que rapporte le quotidien israélien Haaretz dans son édition du 28 mars 2007.
“Les Juifs de France n’ont d’avenir que si la France reste une nation; il n’y a pas d’avenir possible pour les Juifs dans une société multiculturelle, parce que le pouvoir des groupes antijuifs risque d’être plus important”, a-t-il déclaré.
“En France, c’est la bourgeoisie contre les immigrés, et quiconque dit quoi que ce soit contre les immigrés est considéré comme raciste”, a-t-il encore dit.
“Le christianisme peut constamment être attaqué, mais il est interdit de dire quoi que ce soit de négatif au sujet de l’islam, parce que c’est la religion des opprimés et que si vous la critiquez, c’est que vous êtes raciste.”
Selon Haaretz, Alain Finkielkraut n’a pas dévoilé ses intentions de vote pour l’élection présidentielle 2007. Le succès actuel de Nicolas Sarkozy, a-t-il affirmé, est motivé par le fait qu’”il n’a pas le sens du politiquement correct”, que le philosophe définit comme “le refus d’accepter les faits”.
Le problème, c’est qu’”il est décrit par la gauche, et maintenant par le centre, comme un fasciste. Il sera peut-être élu, mais peut-être battu à cause de son image de fasciste”, a-t-il ajouté.
Je suis plutot d’accord… je sens la France comme il l’a décrit.