Le président du Conseil constitutionnel estime que la fonction présidentielle exige «une certaine retenue»
L’étalage public de la vie privée du Président de la République Nicolas Sarkozy irrite jusque sous les lambris du Palais-Royal, siège du Conseil constitutionnel, autorité suprême de la République.
Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, proche de Jacques Chirac, estime qu’il faut «faire attention à ne pas désacraliser les fonctions officielles». “À partir du moment où vous avez reçu une mission du peuple, quelle que soit cette mission, il y a une certaine tenue à avoir”, confiait en substance Jean-Louis Debré, le 3 février 2008, à l’antenne de la radio de la communauté juive de Paris Radio-J, faisant allusion au tapage médiatique consécutif à l’annonce du mariage de Nicolas Sarkozy avec la célébrité de la jet-set Carla Bruni.
“Quand on regarde l’histoire du pays, aussi bien de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, ont eu une certaine conception de leur rôle de président de la République, et cette conception était avec une certaine retenue. Ils incarnaient, ils incarnent la France”, ajoute Jean-Louis Debré.
“Je pense qu’il y a une certaine attitude à avoir quand on représente tous les Français et quand on incarne la France”, a-t-il poursuivi, tout en se défendant de “porter un jugement” sur Nicolas Sarkozy.
