Die “Endlösung der Judenfrage” in Frankreich: Razzia der Pariser Winter-Radrennbahn (1942)


Daß die Juden, wenn sie wollten – oder, wenn man sie dazu zwänge, wie es die Antisemiten zu wollen scheinen –, jetzt schon das Übergewicht, ja ganz wörtlich die Herrschaft über Europa haben könnten, steht fest; daß sie nicht darauf hinarbeiten und Pläne machen, ebenfalls. Einstweilen wollen und wünschen sie vielmehr, sogar mit einiger Zudringlichkeit, in Europa, von Europa ein- und aufgesaugt zu werden, sie dürsten darnach, endlich irgendwo fest, erlaubt, geachtet zu sein und dem Nomadenleben, dem ‘ewigen Juden’ ein Ziel zu setzen –; und man sollte diesen Zug und Drang wohl beachten und ihm entgegenkommen. (Friedrich Nietzsche)

Als Rafle du Vélodrome d’Hiver (frz. Razzia der Winter-Radrennbahn) wird die am 16. und 17. Juli 1942 in Paris durchgeführte Massenfestnahme durch die französische Polizei (auf Anordnung des Generalsekretärs der Polizei des Vichy-Regimes René Bousquet – der nach dem Krieg eine steile Karriere machte und leider 1993 erschossen wurde, bevor man ihn den Prozess machen konnte) und darauf folgende Deportation von 13.000 französischen Juden, darunter über 4.000 Kinder, in die Gaskammern nach Auschwitz bezeichnet.

Die aktive Beteiligung der französischen Vichy-Regierung sowie französischer Polizeibeamter – ohne ausdrücklichen Befehl der nationalsozialistischen Besatzungsmacht – an diesem Verbrechen war jahrzehntelang ein Tabu in Frankreich.

Am 16. Juli 1995 entschuldigte sich der französische Staatspräsident Jacques Chirac öffentlich im Namen der französischen Republik

Am 16. Juli 1995 entschuldigte sich Staatspräsident Jacques Chirac öffentlich im Namen der französischen Republik.

 “Von diesem Moment an konnte man beginnen, echte Fragen zu stellen, wurde den Opfern der Opfer-Status zuerkannt. Erst dann konnte die Arbeit der Erinnerung, der historischen Auseinandersetzung und die Trauerarbeit der jüdischen Familien wirklich beginnen. Ich nenne das eine „Befriedung“. Denn seit der Erklärung des Staatspräsidenten Jacques Chirac fühlen sich viele Juden mit ihrer Geschichte versöhnt, mit der Geschichte ihres Landes, des Landes, in dem sie leben.”, bemerkte Jacques Fredj, Direktor des Mémorial de la Shoah, ein Gedenk-, Forschungs- und Dokumentationszentrum zur Geschichte des Holocaust.

Jacques Chirac & Simone Veil vor der Mauer der Namen in Paris

Jacques Chirac mit der französischen Politikerin, einstigen Präsidentin des Europäischen Parlamentes und Auschwitz-Überlebende Simone Veil vor dem Pariser Denkmal Mur des Noms (Mauer der Namen)

***

Am 16. Juli 1995, hielt der französische Staatspräsident Jacques Chirac eine sehr bewegende Rede, in der er auf die Verstrickungen des französischen Staates in dieses Verbrechen einging.

Rede des französischen Staatspräsidenten Jacques Chirac

Monsieur le Maire,

Monsieur le Président,

Monsieur l’Ambassadeur,

Monsieur le Grand Rabbin,

Mesdames, Messieurs,

Il est, dans la vie d’une nation, des moments qui blessent la mémoire, et l’idée que l’on se fait de son pays.

Ces moments, il est difficile de les évoquer, parce que l’on ne sait pas toujours trouver les mots justes pour rappeler l’horreur, pour dire le chagrin de celles et ceux qui ont vécu la tragédie. Celles et ceux qui sont marqués à jamais dans leur âme et dans leur chair par le souvenir de ces journées de larmes et de honte.

Il est difficile de les évoquer, aussi, parce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français.

Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.

Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.

On verra des scènes atroces: les familles déchirées, les mères séparées de leurs enfants, les vieillards – dont certains, anciens combattants de la Grande Guerre, avaient versé leur sang pour la France – jetés sans ménagement dans les bus parisiens et les fourgons de la Préfecture de Police.

On verra, aussi, des policiers fermer les yeux, permettant ainsi quelques évasions.

Pour toutes ces personnes arrêtées, commence alors le long et douloureux voyage vers l’enfer. Combien d’entre-elles ne reverront jamais leur foyer? Et combien, à cet instant, se sont senties trahies? Quelle a été leur détresse?

La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.

Conduites au Vélodrome d’hiver, les victimes devaient attendre plusieurs jours, dans les conditions terribles que l’on sait, d’être dirigées sur l’un des camps de transit – Pithiviers ou Beaune-la-Rolande – ouverts par les autorités de Vichy.

L’horreur, pourtant, ne faisait que commencer.

Suivront d’autres rafles, d’autres arrestations. A Paris et en province. Soixante-quatorze trains partiront vers Auschwitz. Soixante-seize mille déportés juifs de France n’en reviendront pas.

Nous conservons à leur égard une dette imprescriptible.

La Thora fait à chaque juif devoir de se souvenir. Une phrase revient toujours qui dit: “N’oublie jamais que tu as été un étranger et un esclave en terre de Pharaon”.

Cinquante ans après, fidèle à sa loi, mais sans esprit de haine ou de vengeance, la Communauté juive se souvient, et toute la France avec elle. Pour que vivent les six millions de martyrs de la Shoah. Pour que de telles atrocités ne se reproduisent jamais plus. Pour que le sang de l’holocauste devienne, selon le mot de Samuel Pisar, le “sang de l’espoir”.

Quand souffle l’esprit de haine, avivé ici par les intégrismes, alimenté là par la peur et l’exclusion. Quand à nos portes, ici même, certains groupuscules, certaines publications, certains enseignements, certains partis politiques se révèlent porteurs, de manière plus ou moins ouverte, d’une idéologie raciste et antisémite, alors cet esprit de vigilance qui vous anime, qui nous anime, doit se manifester avec plus de force que jamais.

En la matière, rien n’est insignifiant, rien n’est banal, rien n’est dissociable. Les crimes racistes, la défense de thèses révisionnistes, les provocations en tout genre – les petites phrases, les bons mots – puisent aux mêmes sources.

Transmettre la mémoire du peuple juif, des souffrances et des camps. Témoigner encore et encore. Reconnaître les fautes du passé, et les fautes commises par l’Etat. Ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c’est tout simplement défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité. C’est lutter contre les forces obscures, sans cesse à l’oeuvre.

Cet incessant combat est le mien autant qu’il est le vôtre.

Les plus jeunes d’entre nous, j’en suis heureux, sont sensibles à tout ce qui se rapporte à la Shoah. Ils veulent savoir. Et avec eux, désormais, de plus en plus de Français décidés à regarder bien en face leur passé.

La France, nous le savons tous, n’est nullement un pays antisémite.

En cet instant de recueillement et de souvenir, je veux faire le choix de l’espoir.

Je veux me souvenir que cet été 1942, qui révèle le vrai visage de la “collaboration”, dont le caractère raciste, après les lois anti-juives de 1940, ne fait plus de doute, sera, pour beaucoup de nos compatriotes, celui du sursaut, le point de départ d’un vaste mouvement de résistance.

Je veux me souvenir de toutes les familles juives traquées, soustraites aux recherches impitoyables de l’occupant et de la milice, par l’action héroïque et fraternelle de nombreuses familles françaises.

J’aime à penser qu’un mois plus tôt, à Bir Hakeim, les Français libres de Koenig avaient héroïquement tenu, deux semaines durant, face aux divisions allemandes et italiennes.

Certes, il y a les erreurs commises, il y a les fautes, il y a une faute collective. Mais il y a aussi la France, une certaine idée de la France, droite, généreuse, fidèle à ses traditions, à son génie. Cette France n’a jamais été à Vichy. Elle n’est plus, et depuis longtemps, à Paris. Elle est dans les sables libyens et partout où se battent des Français libres. Elle est à Londres, incarnée par le Général de Gaulle. Elle est présente, une et indivisible, dans le coeur de ces Français, ces “Justes parmi les nations” qui, au plus noir de la tourmente, en sauvant au péril de leur vie, comme l’écrit Serge Klarsfeld, les trois-quarts de la communauté juive résidant en France, ont donné vie à ce qu’elle a de meilleur. Les valeurs humanistes, les valeurs de liberté, de justice, de tolérance qui fondent l’identité française et nous obligent pour l’avenir.

Ces valeurs, celles qui fondent nos démocraties, sont aujourd’hui bafouées en Europe même, sous nos yeux, par les adeptes de la “purification ethnique”. Sachons tirer les leçons de l’Histoire. N’acceptons pas d’être les témoins passifs, ou les complices, de l’inacceptable.

C’est le sens de l’appel que j’ai lancé à nos principaux partenaires, à Londres, à Washington, à Bonn. Si nous le voulons, ensemble nous pouvons donner un coup d’arrêt à une entreprise qui détruit nos valeurs et qui, de proche en proche risque de menacer l’Europe tout entière.

One Response to Die “Endlösung der Judenfrage” in Frankreich: Razzia der Pariser Winter-Radrennbahn (1942)

  1. We join our hearts to all that suffered WW2 persecutions by merely being Jew.

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